Voyage dans la région de Lisbonne (janvier 2016) – 4/5 – le patrimoine architectural de Sintra

Deux petites journées de marche ne sont pas de trop pour visiter le site de Sintra. 

(liens openrunner 1 et 2)

Le premier élément architectural d’exception de Sintra, c’est le centre historique en lui-même, un agglomérat de villas multicolores bâties au flanc d’un massif rocheux, sur un promontoire ceinturé de vallons.

La ville de Sintra

Le centre historique, vu depuis le sommet du massif

Le centre historique et le massif qui le surplombe, vus depuis Portela de Sintra

Vue sur les façades et le massif rocheux depuis la place centrale

La route menant au village attenant de Portela de Sintra

Les maisons du centre historique font demi-cercle autour du Palais national de Sintra, un édifice maintes fois remanié depuis l’époque musulmane et chapeauté par deux cheminées coniques singulières.

Le Palais national de Sintra

Photographié par un temps moyen…

…voire mauvais…

…voire très mauvais

Outre quelques églises, la ville et les pentes boisées alentours sont émaillées de villas aussi hétéroclites par leurs formes que leurs couleurs. Les plus spacieuses, les quintas, sont entourés de jardins étendus.

Chapelles et villas de Sintra

           L’église de Santa Maria

L’église paroissiale de Sao Pedro

L’hôtel de ville

Le Chalet Biester

La Villa Sassetti

D’autres villas

Tous ces édifices peuvent être contemplés depuis l’enceinte supérieure du château des Maures, une énorme muraille médiévale trônant au sommet du massif rocheux dominant la ville.

Le château des Maures

Vue, depuis Sintra, sur la muraille et ses tours crénelant le sommet du massif

Le château vue depuis l’autre côté du massif

Une des entrées de l’enceinte inférieure de la muraille

Le chemin menant à l’enceinte supérieure

La muraille supérieure vue depuis la cour

La cour du château

On peut faire le tour de la muraille par un chemin de ronde intact jalonné de tours massives. Juché sur l’une d’entre elles, on bénéficie d’un panorama sur toute la ville, sur le reste du parc et ses palais isolés et sur des terres s’étendant jusqu’à l’océan.

Le chemin de ronde du château des Maures

L’accès au chemin de ronde

Le point le plus élevé du chemin de ronde

La descente commence ; en haut à droite, le Palais national de Sintra ; en haut à gauche, le palais de la Regaleira

Vue rétrospective sur le chemin parcouru ; en arrière plan, le Palais national de Pena

Le plus beau pan de la muraille, incrusté dans la roche

L’entrée du donjon

Les ruines du donjon

Vue sur la muraille et le Palais national de Pena depuis le donjon

L’endroit où s’achève le chemin de ronde

La colline du château des Maures est elle-même dominée par un autre massif, le plus élevé du parc de Sintra. Sur l’un de ses sommets secondaires a été édifié le château le plus emblématique de la région, le Palais national de Pena, dont le massif dans son entier constitue le parc.

Avant de visiter le palais en lui-même je parcoure cet immense jardin, truffé comme celui de Monserrate de plantes exotiques et d’éléments architecturaux excentriques. Mon premier objectif est le point culminant du site et de tout le parc naturel de Sintra, le sommet de la Cruz Alta, sur lequel a été érigé une croix blanche en bois sculpté. De l’endroit, un des seuls où la vue n’est pas voilée par la forêt, je peux admirer tranquillement le Palais National de Pena, tout droit sorti d’un dessin animé.

La montée vers la Cruz Alta

Les chemins pavés qui louvoient dans le jardin de Pena

La Statue du Guerrier

L’arrivée au sommet du parc naturel de Sintra

La Cruz Alta

Vue sur le palais depuis le sommet

Un épisode pluvieux interrompt ma contemplation et m’oblige à me réfugier dans la forêt. Durant la descente, je m’autorise un premier détour par la grotte de Monge, amas rocheux d’où l’on bénéficie d’autres vues sur le palais, puis un second par le chalet de la Comtesse d’Edla, un pavillon romantique dont les façades sont couvertes de troncs de liège non façonnés. J’arrive ainsi dans le Val des Lacs, où une rivière coule en escalier, d’étang en étang. Du vallon, on peut admirer le palace sous d’autres angles.

La descente vers le Val des Lacs

Vue sur le château des Maures durant la descente

Le Palais national de Pena vu depuis la grotte de Monge

Le chalet de la Comtesse d’Edla

Le Val des Lacs

Vue sur le palais depuis le vallon

Ma boucle dans les jardins achevée, je repique vers le Palais national de Pena, édifié au XIXème siècle par le roi Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha. S’il se rapproche de celui de Monserrate par son architecture syncrétique et son aspect mi-kitsch, mi-onirique, il en diffère totalement par son gigantisme, sa bigarrure et son aspect déstructuré. Il ressemble à un jouet pour enfant monstrueux; en émane une atmosphère à la Lewis Carroll, à la fois enchanteresse et inquiétante. En se dirigeant vers la double entrée de son enceinte, on peut en observer les contreforts surréalistes.

Vers l’entrée du Palais national de Pena

La rampe d’accès au palais

Plan d’ensemble de la façade

Les contreforts centraux

La première entrée

Entre la première et la seconde entrée

Bien que son architecture paraisse complètement anarchique, le palais en lui-même comprend trois parties, dont les façades se distinguent par leur couleur dominante. L’aile sud, jaune, est dominée par une tour ronde à coupole qui est l’élément architectural le plus célèbre du palais. L’aile nord, rouge en sa partie supérieure et surmontée d’une tour carrée, a été édifiée sur les bases d’un ancien monastère. La partie centrale, semblable à la façade principale d’une cathédrale gothique, est couverte d’une mosaïque bleue-grise arabisante. Entre ses deux tours, en passant sous une sculpture de Triton, on accède à la cour intérieure du palais, d’où l’on peut admirer toute la région depuis un belvédère.

Le Palais national de Pena

L’aile sud et sa fameuse tour ronde

La partie centrale bleue-grise

L’aile nord et sa tour rouge carrée

Entre les deux tours centrales, on pénètre dans la cour intérieure

La cour intérieure et son belvédère

Gros plan sur la tour, point culminant du palais

L’ancien cloître du monastère

Une salle intérieure

La chapelle

Outre les palais de Monserrate et de Pena, j’en ai visité un troisième, celui de la Regaleira, dont l’architecture, tout aussi extravagante, se veut cependant moins syncrétique qu’imprégnée d’ésotérisme gothique et de références à la symbolique franc-maçonne. Contrairement aux deux autres, il n’a pas été édifié sur un promontoire entouré de jardins, mais en contrebas desdits jardins, qui s’étendent sur une pente abrupte qu’on gravit, de monuments en monuments, jusqu’à une sorte de puits initiatique à neuf paliers. Si on s’y enfonce, on peut atteindre plusieurs tunnels qui débouchent sur différents sites du parc.

Le palais de la Regaleira

Le palais vu depuis l’entrée

Gros plan sur le palais

Une cheminée sculptée à l’intérieur du palais

La chapelle vue depuis le palais

La même chapelle, avec Sintra en fond

La tour de la Regaleira

Le portail du Gardien

Le puits initiatique

Gros plan sur un palier du puits initiatique

De même que les photos que j’en ai tiré, ma visite du palais de la Regaleira, entreprise au soir du troisième jour, a été gâchée par le pire épisode pluvieux du séjour. Les deux jours suivants, consacrés à la visite de la ville et des autres palais, ont eux aussi été très arrosés, comme le sera encore le sixième, durant lequel je traverserai la ville de Lisbonne.

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