Tour de Minorque (janvier 2018) – 4/4 – la côte orientale

Moins majestueuse que la septentrionale, la côte orientale de Minorque reste charmante jusqu’aux abords de la ville de Mao, d’autant plus que le tracé qui la longe fait de réguliers faux bonds dans les terres, à travers quelques collines et lagunes protégées.

En rouge, mon parcours sur la côte orientale

Depuis mon abri nocturne, il me faut marcher 6 bons kilomètres pour enfin m’extirper d’une dernière série de stations balnéaires. Non content d’être laides, elles sont si dépeuplées que je ne trouve pas un endroit où recharger mes gourdes, toutes presque vides.

D’une station balnéaire l’autre

Son Parc

Arenal d’en Castell

Enfin la nature !

Je m’enfonce dans les terres le long d’une crique profonde se prolongeant en marais salants. Les collines alentour sont particulièrement préservées ; en 5 kilomètres, je ne croise aucune route, et une ou deux habitations tout au plus.

Un premier détour dans les terres

La baie profonde de Port d’Aldaia

Une bicoque la bordant, sur le parvis duquel j’aurais aimé passé la nuit

Ses Salines

Un piton rocheux dominant la saline

Le chemin s’enfonce…

…dans des collines sauvages

Une habitation près de Cala Caldes

Les derniers arpents du sentier

De retour sur la route asphaltée menant à Cap de Favaritx, extrémité nord-est de l’île, je croise quelques chasseurs qui, à mon grand soulagement, on de quoi recharger ma gourde. C’est l’esprit libre que j’atteins la pointe, sur laquelle se dresse fièrement le phare du même nom.

Le phare de Favaritx

Au-delà du phare, le tracé repique définitivement vers le sud, parfois à distance du bord de mer. Il traverse alors le parc naturel de s’Albufera des Grau, et ses collines arrondies consacrées au pâturage.

La paisible côte orientale

La plage de Capifort

Quelques collines verdoyantes…

…ou végètent des centaines de moutons

La baie circulaire de Cala Rambles

Vue en arrière depuis Cala Rambles

Depuis la plage de Fondejador de en Llenès…

…on peut observer les ruines de la tour d’es Colomar

A l’approche du village d’es Grau, on traverse la lagune qui a donné son nom au parc.

La lagune de s’Albufera

Elle borde le village d’es Grau

La lagune

On s’y balade sur des voies aménagées, parfois boisées…

…parfois bétonnées

Une heure de transition et me voilà de retour sur le front de mer. Quelques kilomètres plus loin, le sentier me dépose au village de sa Mesquida. Après avoir repéré la terrasse couverte d’une résidence inhabitée où passer la nuit, je me baigne longuement sous la protection du Morro de Tramuntana, un promontoire rocheux s’avançant dans la mer.

Vers sa Mesquida

Je rejoins une côte…

…aux couleurs ternes et à la végétation éparse

La crique de Macar de Binillauti, vue du nord…

…et du sud

Derrière le Morro de Tramuntana, on aperçoit sa Mesquida

Sa Mesquida

Le fort de sa Mesquida

Près du fort, je repère une terrasse abritée…

…où installer ma couche

Vue du Morro de Tramuntana depuis la terrasse

En avance sur mes temps de passage, je ne suis qu’à deux heures de marche du centre-ville de Mao, bâti sur le versant sud d’une baie étroite et profonde d’une demi-douzaine de kilomètres. Au petit matin, déboulant de l’autre côté de la baie, je peux observer la capitale de Minorque dans toute son étendue.

Mao vue de la baie

Vue d’ensemble de la ville

La ville historique vue depuis l’autre rive de la baie

Elle est bâtie sur une falaise qui surplombe la baie de vingt bons mètres

Les façades la vieille ville vue du bas des falaises

Une entrée monumentale implantée dans un affaissement de la falaise

J’ai tout le temps de déambuler dans une ville riche en vieux monuments.

Le centre-ville de Mao

La Plaça d’Espanya, la plus jolie de la ville, dominée par l’église de Santa Maria

Depuis cette place, vue sur l’église des Carmes

La façade centrale de l’église des Carmes, comprenant un cloître transformé en halles marchandes

Une ancienne église, devenue le musée de Minorque

La Parroquia de la Concepcio

Le Portal de Sant Roc, ancienne entrée de la ville fortifiée

Rues typiques

Quelques longues heures de végétation et je me dirige vers l’aéroport, situé à quelques kilomètres du centre historique. A la sortie de la ville, je me fais un dernier plaisir en empruntant de vieux sentiers qui, fait inédit, me déposent directement au pied de l’aérogare.

Vers l’aéroport par une voie royale

Un vieux sentier…

…flanqué de murs de pierre en parfait état…

…me conduit sans transition à l’aéroport

Une escale nocturne à Barcelone et je retourne affronter la grisaille de l’hiver breton, après deux semaines enchanteresses dans les Baléares. Il va me falloir ronger mon frein, plusieurs mois devant s’écouler avant mes prochaines aventures pédestres.