Mille bornes dans le Massif central (printemps 2018) – 18/31 – le causse de Sauveterre

Le passage aux Vignes marque une césure du trek. A une dizaine de jours trépidants, qui nous ont fait transiter des Cévennes aux gorges du Tarn par le mont Lozère et le causse Méjean, va succéder une inévitable mais bien fade semaine de transition vers les volcans d’Auvergne, marquée par l’enchaînement poussif causse de Sauveterre / Aubrac / pays de Saint-Flour. Si le passage sur le fameux plateau de l’Aubrac nous a offert quelques moments de grâce, nous conservons peu de bons souvenirs des deux autres contrées, surtout que nous les avons traversé par un temps constamment couvert et parfois pluvieux.

Dès l’arrivée dans le causse de Sauveterre, la relative galère dans laquelle nous nous embarquons est annoncée par l’apparition de la grisaille et de la pluie, qui nous avait globalement laissés tranquilles depuis notre sortie de l’Ardèche méridionale. Un crachin, léger mais assez constant, nous enquiquinera jusqu’à l’Aubrac.

En rouge, notre traverse du causse de Sauveterre (correspondant dans openrunner à la fin du jour 26 et au jour 27)

Un dernier plaisir nous attend au Point Sublime, plus fréquenté belvédère des gorges du Tarn, bien qu’il soit moins impressionnant que celui du Cinglegros.

Le Point Sublime

Après nous être hissé sur la corniche depuis le pont des Vignes…

…nous approchons le Point Sublime

Vue du Point Sublime vers le sud et les gorges longées durant toute la journée…

…et vers l’est et la continuation du canyon jusqu’à Saint-Enimie

Au Point Sublime, nous bifurquons plein nord. Face à nous, les étendues champêtres du causse de Sauveterre, qu’aucun sentier digne de ce nom ne daigne parcourir; c’est par des pistes carrossables, voire l’asphalte, que nous avalerons les 20 bons kilomètres menant à son terme, avec pour divertissement essentiel quelques jolis hameaux aux toits de lauze.

Les toits de lauze du causse de Sauveterre

A Almières, l’une des plus jolies maisons du trek

L’église de Saint-Georges-de-Lévéjac

Une maison du village

Le corps de ferme de la Vayssière

Une maison adjacente

Pas grand chose d’autre à se mettre sous la dent avant l’arrivée à la Canourgue, cité blottie au pied du causse, dans une cuvette où viennent mourir plusieurs vallons. Pire encore, le chemin final nous déposant au bourg se révèle être le plus désagréable de tout le trek : un véritable tube de boue d’un kilomètre dans lequel nous nous enfonçons jusqu’au mollet.

Vers la Canourgue

Paysage champêtre typique du causse ; au loin, la vallée où se terre la Canourgue

La bosse du Roqueprins, dont les antennes dominent la ville

La Canourgue et le Roqueprins vus le lendemain, des premières pentes de l’Aubrac

Dans le centre historique, la tour de l’Horloge…

…et la rivière canalisée de l’Urugne

Un peu au-delà de la Canourgue, la modeste rivière de l’Urugne se jette dans le Lot ; sur les berges bordant leur point de confluence, un camping rudimentaire où nous attend notre dernier colis de vivres.

De l’autre côté du Lot s’élancent les pentes du plateau de l’Aubrac, que nous allons affronter au petit matin.