Mille bornes dans le Massif central (printemps 2018) – 22/31 – le pays de Saint-Flour

On peut considérer la traversée du pays de Saint-Flour comme un désagréable mais nécessaire passage au purgatoire avant l’arrivée dans ce paradis terrestre que constitue le volcan du Cantal.

En rouge, notre errance dans le pays de Saint-Flour (correspondant dans openrunner au jour 31 et au jour 32)

Cette séquence d’une cinquantaine de kilomètres est d’autant plus indigeste que mon frère est handicapé par un rhume des foins plus virulent qu’à l’habitude, et que le ciel a décidé de nous pourrir une dernière fois l’existence avant deux semaines de grand soleil. Grisaille, bruine épisodique, boue et asphalte : autant de défauts d’une séquence à oublier, si ce n’est notre halte nocturne au camping de Neuvéglise, durant laquelle nous avons pu savourer le choc footballistique entre le Portugal et l’ Espagne, plus beau match d’un mondial par ailleurs bien morose.

Mentionnons tout de même les perspectives du hameau de Fauges sur l’impressionnant barrage de Grandval.

A hauteur de ce barrage, nous cherchons à raccourcir le tracé en coupant tout droit dans un vallon boisé; mauvaise idée, tant nous avons galéré pour nous extirper du ravin vertical qui en constitue le fond.

Le vallon en question

Pour le reste, nous ne retiendrons qu’une poignée de villages et hameaux mettant à l’honneur la vieille pierre.

L’habitat du pays de Saint-Flour

Le village de Maurines

Celui de Lavastrie

Son église dédiée à Saint-Pierre

Une maison à la toiture presque verticale près de Chassagnes…

…une autre à Neuvéglise…

…deux dernières à Tagenac

Il nous tarde d’atteindre les monts du Cantal, que nous entrevoyons une première fois du belvédère du puy de Boussac. Une dernière collation à Paulhac, un ultime effort dans le bois des Fraux et nous débouchons enfin au pied des pâturages en pente douce du puy du Prat de Bouc, porte d’entrée du massif. Nous gambadons hors-sentier sur ce long faux-plat montant en zigzaguant entre les troupeaux de vache et leur production fécale, et basculons au-delà du puy de Niermont vers le col de Prat de Bouc. Nous voilà enfin au pied du Plomb du Cantal, sommet du volcan qui nous toise depuis des jours !

L’approche du volcan du Cantal

Du belvédère de la Vierge du puy de Boussac…

…on mesure la distance qui nous sépare encore des monts du Cantal

Une vache qui nous suit longuement près de la ferme de Fraut Bas

Ses congénères nous foncent dessus dans l’ascension du puy de Prat de Bouc, nous prenant probablement pour le berger

Du puy de Prat de Bouc, perspective sur le plateau du Limon…

…et la montée douce que nous avons avalé ; au loin, les monts de la Margeride

A notre gauche, un autre contrefort du Plomb du Cantal, le puy de Grandval

Devant nous, le Plomb du Cantal, avec le monticule arrondi caractéristique qui lui sert de sommet

Démarrent au col du Prat de Bouc deux semaines de marche mémorables qui concluront en beauté notre périple.