Mille bornes dans le Massif central (printemps 2018) – 28/31 – les lacs d’Auvergne

Deux autres lacs jalonnent l’itinéraire qui nous mène de ceux de Godivelle au pied des monts Dore, plans d’eau dont la découverte est censée égayer une marche de transition sans autre attrait majeur.

En rouge, notre parcours de lac en lac ( jour 40 sur openrunner)

Dans les faits, le premier d’entre eux, le lac Chauvet, n’a pas grand charme, moins en tout cas que les sous-bois, cascades et pâturages préservés dans lesquels nous cheminons pour y parvenir.

Vers le lac Chauvet

Notre nuit sur l’aire de repos d’Espinchal

A la sortie de ce village, vue sur les monts Dore

La cascade du Bois de Chaux…

…et celle d’Entraigues

Une improvisation hors-sentier près de Pont de Cisternes

Le franchissement du ruisseau de Clamouze

A l’approche du lac Chauvet, passage dans un sous-bois…

…et dans une prairie dégagée

Le lac Chauvet n’est qu’à quelques kilomètres à vol d’oiseau des pentes du puy de Sancy, mais nous n’attaquerons ce point culminant des monts Dore que le lendemain, au terme d’un détour prometteur par la réserve naturelle de la vallée de Chaudefour. Sur la route conduisant à cette dernière, nous visitons le lac Pavin, dont le bassin profond et circulaire n’est autre que le cratère d’un ancien volcan. D’égale hauteur à l’est et à l’ouest, ses parois s’élèvent plus nettement au sud et forment la colline du puy de Montchal, par laquelle nous pénétrons dans la cuvette. Au nord, ces mêmes parois s’affaissent en leur milieu et laissent échapper un petit cours d’eau. J’avais imaginé que nous pourrions dresser nos tentes sur l’aire de repos le bordant, mais un restaurant bondé de touristes y a été implanté, nous obligeant à poursuivre la route en quête d’un coin de bivouac plus discret.

Vers le lac Pavin

La tourbière du puy Merle, avec les monts Dore en arrière-plan

L’infrastructure qui permet de traverser la tourbière garde les séquelles d’un hiver rigoureux

Le puy Pillaret, plus méridional des hauts sommets des monts Dore

Du sommet du puy de Montchal, vue sur la station de ski de Super Besse

L’arrivée au lac Pavin…

…que nous longeons par une sente aérienne

Le lac Pavin vu de l’intérieur…

…et de l’extérieur du cratère

Après une demi-heure de marche, Sacha détecte près du hameau de Rioubes Haut un emplacement de bivouac providentiel avec vue sur le lac Pavin, près d’un bosquet qui, non content de nous abriter du vent et des regards indiscrets, contient tout le bois mort nécessaire au fonctionnement de notre réchaud.

Un bivouac magistral

Nous nous trouvons sur les pentes du puy de Chambourguet, à la pointe sud-est des monts Dore, où nous attend une marche mémorable.