La Sicile sous la neige (décembre 2019) – 4/5 – villages perchés de l’arrière-pays

Dans toute sa longueur, la Sicile est constellée de villages perchés, dont j’ai pu découvrir quelques fleurons entre l’Etna et les Madonies.

Le premier qui a égayé ma route, le village de Gangi, est en fait une véritable ville, s’étalant quasiment sur l’entièreté d’une colline du centre de l’île.

La situation de Gangi

La colline de Gangi vue de l’est…

…et de l’ouest

Vue d’ensemble…

…et de la vieille-ville

Du labyrinthe de ses ruelles…

…on aperçoit parfois les vallées verdoyantes qu’elle surplombe

C’est une véritable grimpe qui attend ceux qui tiennent à se rendre à pied des faubourgs aux hauteurs de la vieille-ville.

Vers la vieille-ville de Gangi

On gravit des ruelles pavées…

…qui obliquent abruptement…

…s’infiltrent parfois sous des arches…

…et déboulent dans une rue centrale…

…bordée de bâtiments élégants…

…et débouchant sur la place centrale du bourg

La beauté médiévale du centre historique est magnifiée par des édifices religieux dont le plus impressionnant est l’église Saint-Nicolas.

Quelques monuments de Gangi

Vue d’ensemble de l’église Saint-Nicolas

Son dôme…

…et sa tour fortifiée…

…d’où l’on domine toute la vallée

Sur l’autre place principale de Gangi, la chiesa San Paolo…

…et la chiesa della Badia

Plus en aval, la chiesa del Santissimo Salvatore…

…et à l’entrée de la ville, le solennel couvent des Capucins

Sans être aussi impressionnant, le village de Petralia Soprana est nettement plus charmant ; et pour cause, il a été élu plus beau village d’Italie en 2018. A peine sorti de Gangi, je le repère au loin, trônant fièrement sur un éperon rocheux, et ai tout loisir de l’admirer au cours des trois heures de marche qui m’y mènent.

Panoramas sur Petralia Soprana

Le village vu des collines orientales…

…de la vallée…

…et de ses pentes…

Dominant le village, les restes du château, qui abritent dorénavant l’église de Santa Maria di Loreto

Les toitures de Petra Soprana

La vieille-ville de Petralia Soprana est impeccablement préservée ; toutes ses ruelles sont pavées, toutes ses maisons édifiées en vieille pierre. Malgré le froid mordant, je prends plaisir à déambuler entre ses façades, de places pittoresques en églises ancestrales.

Au cœur de Petralia Soprana

Son plus beau monument, le duomo dei Santi Apostolo Pietro e Paolo…

…dont le portique élégant…

…ouvre sur une place intégralement empierrée

L’église baroque de Santa Maria di Loreto

La plus modeste église des-Âmes-du-Purgatoire

Ruelles et places empierrées du centre historique

En aval de Petralia Soprana, le village voisin de Petralia Sottana, un peu moins pittoresque. Bloqué par les chutes soudaines de neige, j’y passe deux nuits au chaud.

Petralia Sottana

Le village vu des pentes du monte San Salvatore

Des hauteurs du village…

…vue sur ces mêmes pentes avant les premières chutes

La rue centrale du village

Surgissant des toitures, le dôme…

…de l”église Maria Santissima Assunta

Depuis Petralia Sottana, j’effectue une boucle modeste vers le village de Geraci Siculo, lui aussi adossé à un éperon rocheux.

Geraci Siculo

Vue d’ensemble de du promontoire de Geraci Siculo

En surplomb du village…

les ruines d’un château…

…dont je visite sous les neiges…

…les contreforts abrupts

Du château, une ruelle descend…

…au cœur d’un village…

…où les voitures doivent serpenter entre les bestiaux

Le lendemain, je découvre le village d’Isnello, moins préservé et riche en monuments que ses confrères, mais le plus dantesque de tous par sa situation.

Isnello

Le village est tapi au pied du monte Grotta Grande…

…sur une colline bombée, séparée de la paroi gigantesque…

…par une gorge verdoyante

Travelling sur un village très photogénique

Une demi-douzaine d’autres bourgs aériens égayeront ma route,

Pot-pourri de villages siciliens

Le village quelconque de Capizzi

Le château en ruine de celui de Maletto

Parmi les villages perchés aperçus au loin sans avoir été visités, Alcara li Fusi…

Cerami…

Castel di Lucio…

…et Castelbuono

A cette avalanche de cités de l’arrière-pays, j’en ajouterai quelques uns du littoral sicilien.