Au fil de la Rance (mai 2020)

Je concevais le voyage à Madère, en mars 2020, comme une répétition finale avant un Tour du monde occidental de 20 mois. Le gouvernement français en décide autrement. Au lendemain du retour en France, il m’inflige un emprisonnement sanitaire de six semaines, puis diffère mon départ d’un gros mois supplémentaire, via sa règle affligeante des 100 kilomètres.

Je modifie une énième fois mes plans, reporte une énième fois le grand départ, mais ne l’annule pas et planifie mi-mai, histoire de retrouver la forme après deux mois d’inactivité, un trek préparatoire de cinq jours. A distance légale de mon domicile, les coins de marche les plus plaisants sont la vallée de la Rance et la côte d’Emeraude ; je trace un itinéraire transitant par ces deux régions, démarrant des abords de Rennes et s’achevant à Cancale.

Je connais déjà par cœur la région ; aussi ai-je tracé le plus droit possible, en ignorant bien des curiosités qui auraient mérité de légers détours.

L’itinéraire finalement suivi (lien openrunner)

Depuis Montauban-de-Bretagne, la Rance est a une petite journée de marche campagnarde. Je l’atteins en soirée et bivouaque sur sa rive.

Le seul intérêt du deuxième jour de marche réside dans la richesse du patrimoine local.

L’architecture des bords de Rance

L’écluse du Mottay…

…et son moulin

L’écluse de Boutron

Maison du village de Guenroc…

…du hameau de Petit Lyvet…

…et du village de Lehon

Du même village, l’abbaye…

…et la mairie

Une rue médiévale de Dinan

Façades de son vieux port

Passée la ville de Dinan, la Rance s’élargit progressivement en un estuaire qui ennoblit les paysages.

Vers l’estuaire de la Rance

L’entrée dans la Rance maritime…

…est signalée par l’apparition de falaises

Au-delà de la Moinerie..

…et du village de Mordreuc…

…c’est déjà l’océan qui s’annonce

Le moulin à marée du Beauchet

Les abords de Saint-Malo

Une traversée rectiligne de Saint-Malo et me voilà sur le sentier des douaniers. J’ai déjà arpenté cent fois la section qui file jusqu’à Cancale ; jamais cependant sous un soleil si éclatant.

Sur la côte d’Eméraude

La plage de la Varde

Depuis la pointe de Rothéneuf…

…vue sur l’île Besnard

L’anse de la Touesse

L’inégalable fort du Guesclin

La pointe du Nid

L’île des Landes vue de la pointe du Grouin

Après deux gros mois de confinement, donc d’inactivité totale, je finis sur les rotules un trek pourtant incomparablement plus facile que ceux qui se succéderont tout au long de mon imminent tour des montagnes d’Europe.