A travers le massif du Garlaban (mai 2017) – 2/2 – de Roquevaire à Allauch

Mon quatrième jour de marche dans l’arrière-pays marseillais est peut-être le plus agréable, notamment parce que je n’ai pas à me soucier de la perspective d’un bivouac aussi glacial que les trois précédents : ce soir, je dormirai bien au chaud, dans l’aéroport de Marseille. D’ici-là je vais traverser le massif du Garlaban d’est en ouest, de Roquevaire à Allauch, village où s’achève mon trek marseillais.

En bleu, le second jour de marche

Après m’être protégé dans un bistrot de Roquevaire d’une pluie matinale qui s’est déclenchée juste après que j’ai levé mon bivouac, je grimpe en direction du col du Marseillais, en alternant pistes et sentiers. Passé le col, je poursuis vers l’ouest jusqu’aux abords du hameau de Pichauris, où se situe la bastide de la Platrière, lieu de tournage essentiel de La Gloire de mon père. J’ai beau fouiller la zone en tous sens, je ne pense pas avoir trouvé la bâtisse. Par dépit, je déjeune au bord d’une demeure en ruine qui m’avait semblé quelques instants, à tort semble-t-il, être la bonne.

La recherche vaine de la bastide de La Gloire de mon père

Le sentier qui mène au col du Marseillais, filant sur de beaux contreforts…

…puis dans une garrigue parfois dégagée…

…et parfois oppressante

Le mont du Marseillais

Le hameau du Régage

La ruine où je déjeune

Le ventre plein, je m’oriente vers le sud en direction du plan de l’Aigle, plateau faisant face au sommet du Garlaban. Durant la longue et lente ascension vers le col du Tubé, avançant sur de jolis sentiers dans une nature intacte, je savoure les seuls moments du trek qui m’isolent complètement de la civilisation.

Vers le plan de l’Aigle

Les pentes que je dois gravir

Les falaises douces des Grands Ubacs

Le panorama s’étend jusqu’à la chaîne de la Sainte-Baume, visible au fond à droite

L’ascension tranquille vers le col du Tubé

Le Garlaban vu depuis le plan de l’Aigle

Marseille vu depuis le plan de l’Aigle

Du plan de l’Aigle, je repique vers l’ouest et me hisse sur une ligne de crête s’élevant jusqu’au Pic du Taoumé avant de plonger vers Marseille. Dans la descente, le chemin de crête serpente d’un côté de l’autre de l’arête, offrant divers panoramas sur la métropole phocéenne.

Sur la crête entourant le Pic du Taoumé

Le Pic du Taoumé, vers lequel me mène le sentier

Vue sur le Garlaban depuis le Pic du Taoumé

La crête plongeant depuis le Pic du Taoumé vers Marseille

Vue rétrospective sur le Pic du Taoumé

Au-delà du sommet secondaire de Tête Ronde, je quitte la crête et franchis quelques bosses, non sans parfois perdre ma trace, en direction du village d’Allauch. Une dernière petite ascension et j’atteins l’église perchée de Notre-Dame-du-Château, bâtie comme son nom l’indique sur l’emplacement d’une ancienne forteresse dont donnent idée quelques vestiges. Depuis le belvédère de l’église, on jouit d’une des plus célèbres panoramas sur la métropole marseillaise. Le village d’Allauch est planté en contrebas, sur les flancs de la colline. Ses ruelles tortueuses me conduisent jusqu’à une petite place mettant bien en valeur l’église Saint-Sébastien, avec son clocher en fer forgé.

L’arrivée au village d’Allauch

Le vallon de la Baume des Pestiférés…

…aux flancs très fleuris

L’arrivée sur le parvis de l’église Notre-Dame-du-Château

Le belvédère de l’église domine Marseille

Vue rétrospective sur l’église

La poterne en ruine de l’ancien château

Une rue d’Allauch

L’église Saint-Sébastien

Du village, il me faut prendre deux bus pour rallier, à travers des kilomètres de banlieues sordides, l’aéroport de Marseille, où m’attend la traditionnelle nuit à l’aéroport clôturant mes treks. Quelques jours de travail me séparent d’un autre voyage, autrement plus excitant, dans le nord de la Grèce.

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