Huitième voyage cycladique (mai 2017) – 1/2 – Folegandros

A peine revenu de mon road-trek en Epire et en Thessalie, je retourne en Grèce, pour un énième voyage dans les Cyclades. Cette fois, ce n’est pas avec mon frère que je m’y rends mais avec ma mère, désireuse de retourner dans un archipel qu’elle a longuement arpenté dans le passé et où elle n’est pas revenue depuis des décennies.

Si la randonnée n’est pas l’objectif de notre virée familiale, je me permets de partir en vadrouille à la journée sur deux des quatre îles que nous visitons, Anafi et Folegandros. La première m’est encore inconnue ; c’est la seule île cycladique habitée sur laquelle mon frère et moi n’avons jamais posé le pied. Je relaterai dans le récit suivant les trois marches que j’y ai effectué. Au préalable, quelques mots sur Folegandros, île où j’explore, lors d’une boucle partant de l’arrêt de bus de Merovigli, une partie occidentale de l’île que nous avions laissé de côté lors de notre parcours de 2014 (voir ici).

Cette zone axée autour de la baie d’Ambeli était autrefois complètement isolée et zébrée de sentiers. En 2014, elle semblait encore très préservée ; c’est du moins ce que nous avions déduit en la contemplant depuis les hauteurs de Merovigli. Trois ans plus tard, je la découvre emplie de constructions neuves ou en cours d’achèvement. Plusieurs groupes d’ouvriers s’activent dans d’anciens champs abandonnés rachetés par des touristes désireux d’y aménager leur résidence secondaire. Les bâtisses modernes détruisent d’autant plus le charme des lieux que nombre de voies pavées ancestrales y menant ont été bétonnées, ou tout simplement détruites.

Malgré tout, je déniche quelques beaux kalderimis, quelques panoramas sur la côte, une crique très verte à hauteur d’Ambeli. Dans la foulée, je repique vers le nord et la plage d’Agios Georgios, à laquelle j’accède par la route. C’est ici que mon frère et moi avions bivouaqué trois ans plus tôt. Nous avions atteint la plage par un splendide chemin dallée, que je remonte cette fois vers Merovigli, au pas de course, histoire de ne pas rater le bus du retour.

Autour de la plage d’Ambeli

Panorama sur la baie d’Ambeli ; au centre, la chapelle d’Agios Panteleimon

Sections pavées qui n’ont pas encore eu le malheur d’être bétonnée

Le fond de vallée près de la plage d’Ambeli

Le début amoché du chemin pavé remontant d’Agios Georgios vers Merovigli

Vue générale sur la suite du kalderimi ; en haut à gauche, la chapelle d’Agios Sostis

La plus belle section pavée

Le kalderimi juste avant d’atteindre les premières maisons de Merovigli

Le lendemain, je retourne dans l’ouest de l’île avec ma mère. Etant blessée à la cheville, elle ne peut pas beaucoup marcher ; suffisamment toutefois pour accomplir, depuis l’arrêt de bus de Merovigli, un bref aller-retour vers la splendide section pavée que j’ai localisé la veille, près de la chapelle d’Agios Sostis.

Balade avec ma mère jusqu’à la chapelle d’Agios Sostis

Ma mère descendant la première section pavée…

…puis un sentier terreux…

…la menant près de la chapelle

Un peu plus bas, la fameuse section pavée que je veux lui faire découvrir

Nous remontons ensuite vers Merovigli

Les quelques heures de marche à Folegandros peinent à me rassasier. Sur Milos, l’île suivante, il me faudra de nouveau ronger mon frein ; pas à Anafi, où je consacre trois après-midi à la marche !

Leave a Reply