Lutte hivernale dans la Sierra Nevada (décembre 2018) – 7/7 – visite de Séville

L’avion du retour part de Séville ; je profite de la demi-journée d’attente pour crapahuter dans son centre-ville, de monument en monument.

Malgré son réseau de ruelles pavées et ses bâtisses soignées, aux façades dominées par le blanc, le jaune et le vert, Séville n’est pas aussi envoûtante que Grenade ; la faute à l’absence total de relief, et peut-être aussi à l’affluence touristique, si importante qu’il faut se battre pour avancer dans le cœur historique de la ville.

Le centre-ville de Séville

Depuis la Giralda, clocher de la cathédrale, vue du nord de Séville…

…de l’est…

…et du sud…

Accéder au belvédère de la Giralda est une lutte qui me fait regretter celles des jours précédents, dans la neige de la Sierra Nevada

De l’étage du musée Pintor Amalio, vue sur la place ombragée de Doña Elvira…

…cernée, au nord, par la villa Doña Elvira …

…et à l’est par l’hospice des Vénérables

Du pont de Triana, vue sur l’emblématique quartier du même nom

Façades typiques de Triana ; au centre, la chapelle de los Marineros

Face à Triana, le centre-ville proprement dit ; tout au fond, la tour de l’Or

Comme souvent, le plus impressionnant monument de la ville est sa cathédrale, mais c’est encore plus vrai à Séville : par ses dimensions, elle est en effet la plus grande d’Espagne, et tutoie par sa longueur celle d’Amiens ou Cologne, par sa largeur celles de Palma ou Milan. Sa nef, richement décorée, expose notamment le tombeau symbolique de Christophe Colomb et le plus gigantesque retable gothique du monde.

La cathédrale Notre-Dame du Siège

La cathédrale vue du musée Pintor Amalio

Sa nef vue de la Giralda

Sa façade sud

Sa façade est, avec à droite, la base de son clocher, la Giralda

La Giralda

A l’ouest, le portail principal, dit de la Asunción

Au sud, la porte de San Cristóbal

Au nord, dans la cour des orangers…

…la porte de la Concepción

A quelques encablures de la cathédrales se dresse l’assez modeste muraille de l’Alcazar, qu’une queue immense me dissuade de visiter.

Détails de l’enceinte de l’Alcazar

Je préfère filer vers le sud de la ville et un monument spectaculaire construit dans l’entre-deux-guerres, la place d’Espagne, en dépassant au passage le théâtre Lope de Vega.

L’entrée du théâtre

La place d’Espagne est un demi-ovale de 200 mètres de diamètre, presque intégralement ceinturé de canaux ; son bord arrondi est intégralement longé par un palais de brique et de marbre surplombant une immense galerie couverte. La plupart des éléments secondaires, ponts, rambardes, lampadaires, bancs, sont recouverts de céramique peinte. L’ensemble est quelque peu déroutant, mais architecture moderne est si souvent dénuée de grandeur que l’ouvrage auquel je fais face est sans doute l’un de ses fleurons.

La place d’Espagne

L’édifice central du palais

La tour de l’extrémité sud du palais, dominant un canal richement orné

Le pont nord menant à l’édifice central…

…et le pont sud

Détail des céramiques de ce pont

Chaque banc est dédié à une province historique espagnole, ici celle de Logroño (aujourd’hui de la Rioja)…

…et là celle de Tolède

C’est avec ce petit survol historique que j’achève mes pérégrinations solitaires en Espagne, dont le volet andalou aura été le dernier. L’année suivante sera axée sur d’autres massifs montagneux, ceux des îles Britanniques et de l’Europe de l’Est, tout aussi attirants !