Traversée des Carpates slovaco-polonaises – 8/10 – les vallées des Tatras occidentales

Après dix jours intenses dans les Tatras, c’est un parcours plus tranquille que me réservent les deux dernières journées de marche dans le massif.

En rouge, le final

Avant de pénétrer dans les vallées du nord des Tatras, je dois franchir une dernière fois l’arête centrale du massif par le sommet de Banikov.

Dernier passage sur la crête

Je quitte une vallée…

dominée par le mont Baranec…

passe sous la cascade de Šarafiový…

et me hisse sur une arête…

d’où je contemple, à l’est, la crête parcourue la veille…

au sud, à l’horizon, celle des Basses Tatras, parcourue la première semaine…

à l’ouest, les derniers contreforts des Tatras occidentales

et au nord, le col de Banikov, par lequel je vais basculer dans les vallées septentrionales

Un dernier site notable m’attend sur l’autre flanc : la haute vallée de Roháčske et sa succession de lacs.

Les lacs de Roháčske

Passé un vaste pierrier…

un sentier paisible…

me mène au lac supérieur…

puis au lac intermédiaire…

enfin au lac inférieur…

des rives duquel j’apprécie une dernière fois les hautes cimes des Tatras

Comme pour s’excuser de m’avoir rudoyé en Italie puis en Roumanie, le ciel aura été particulièrement clément durant mon trek dans les Tatras, au point d’attendre le moment exact où je quitte les hauteurs pour déchaîner sa furie. La chance dont j’ai bénéficié me remplit d’une joie que deux averses de grêle successives ne suffiront pas à ternir.

Une descente en forêt et je débouche dans l’immense clairière polonaise de Chochołowska, qui conserve parmi les témoignages de son ancienne activité pastorale un hameau traditionnel dont le bois est l’unique matériau. Ses maisons offrent un abri idéal contre les intempéries et les ours. J’en dégote une assez isolée, bien qu’elle borde le chemin, patiente jusqu’au crépuscule et m’y glisse discrètement pour la nuit. Restera une matinée de marche de dix bons kilomètres dans des vallons clairsemés, jusqu’à une vallée transversale qui file droit vers Zakopane, le Chamonix polonais.

Dans les vallées des Tatras

Des pistes parfois défoncées par l’action conjointe des coulées de boue et des sylviculteurs

Le refuge de Chochołowska

Le hameau attenant

Certaines de ses maisons sont fermées…

d’autres ouvertes…

parmi lesquelles celle qui me servira d’abri

Un hameau plus isolé, où j’aurai préféré passer la nuit

Dernier passage en clairière

Je m’extirpe des Tatras avec un jour d’avance sur mes prévisions ; l’occasion de faire halte, sur la route de Cracovie, au pied d’un massif moins grandiose : les monts Gorce.