La Provence de Sainte-Victoire en Sainte-Baume (octobre 2019) – 2/3 – transition par le mont Aurélien

J’ai égayé la transition poussive entre la Sainte-Victoire et la Sainte-Baume par la traversée d’une troisième ligne de crête, celle du mont Aurélien, moins grandiose mais paradoxalement plus agréable, tant la solitude que j’y ai goûté a contrasté avec les processions de randonneurs des deux autres massifs.

En rouge, la section intermédiaire

La plupart des randonneurs quittent la montagne Sainte-Victoire au niveau du village de Puyloubier ; pour ma part, je suis l’arête jusqu’à son effacement complet dans la garrigue, sur des sentes non balisées, puis repique vers le village quelconque de Pourrières.

Derniers kilomètres sur la Sainte-Victoire

La crête s’effondre lentement…

dépasse le village de Puyloubier…

et devient un océan buissonneux…

au cœur duquel je serpente au hasard…

puis se meurt dans un sous-bois…

…qui me conduit aux abords du bourg de Pourrières

Dix kilomètres à travers les vignobles et je plante ma tente à l’abri du mistral, en contrebas de la Croix de Pourcieux, qui couronne une colline surgissant des parois du mont Aurélien.

Une après-midi de transition

Des vignobles de Pourrières, vue sur la Sainte-Victoire…

et le mont Aurélien

Ledit mont vu de plus près

Sur ses contreforts…

La croix de Pourcieux…

sous laquelle je me blottis

Au matin, le soleil fait son retour. Il illumine une balade sur la ligne de crête du mont Aurélien que j’aurais prolongée jusqu’au mont Olympe si les chasseurs l’occupant pour la journée ne m’en avaient pas dissuadé.

Le mont Aurélien

Sa crête modeste…

peut être longée sur un sentier non balisé mais très net…

qui forme un promontoire sans égal…

pour admirer la montagne Sainte-Victoire

Les vagues formées par l’arête…

se brisent au niveau du rocher de Onze Heures…

derrière lequel se dégage la forme arrondie du mont Olympe

Le mont Aurélien vu des pentes du mont Olympe

A un vaste domaine de chasse succède le village étalé de Nans-les-Pins, plus plaisant que celui de Pourrières, puis la fameuse forêt relique de la Sainte-Baume, qui tranche par ses chênes et hêtres avec la garrigue environnante ; un endroit idéal pour bivouaquer.

Vers le massif de la Sainte-Baume

Un abri de chasseur, près de la chapelle de Valveine

Le village de Nans-les-Pins

Son église

Ses ruelles typiques

Un des multiples chemins en sous-bois…

zébrant une forêt relique…

protégée par les contreforts septentrionaux de la Sainte-Baume…

…et protégeant parfaitement ma tente du mistral

Je m’alite sans attendre, la dernière journée du séjour étant la plus chargée.