Les cimes bulgares du Pirin au Rila (septembre 2020) – 1/5 – présentation et visite de Melnik

[quinzième des 25 treks formant le Tour des montagnes d’Europe]

Situés au sud de Sofia, dans la continuité l’un de l’autre, les massifs du Pirin et du Rila forment la plus haute montagne de Bulgarie, des Balkans et même de toute l’Europe slave. Sauvages mais accessibles, peu amochés par l’homme et criblés de sentiers, ils ont tout pour plaire aux randonneurs itinérants.

J’aurai parcouru Pirin et Rila en huit grosses journées, à un rythme soutenu de presque 25 kilomètres pour 1500 mètres de dénivelé quotidien, en progressant du sud au nord, avec dans le dos un soleil omniprésent. Un trek exceptionnel introduit et conclu par deux découvertes architecturales majeures: le village traditionnel de Melnik, le plus étonnant du pays, et son plus fameux monastère, celui de Rila. A posteriori, je ne vois rien à redire à l’itinéraire emprunté, largement inspiré du sentier E4, et conseille à ceux que ces montagnes intéressent de le suivre en tout point.

Vue d’ensemble de la traversée du Pirin et du Rila (lien openrunner)

Ma meilleure idée aura été d’attaquer les pentes du Pirin depuis la commune de Melnik, avec un passage bienvenu au monastère de Rozhen.

En rouge, l’approche du Pirin par Melnik et Rozhen

La village de Melnik est aussi admirable en soi que par son histoire et sa situation, blotti qu’il est au creux d’un massif sablonneux dont les parois forment d’immenses pyramides érodées.

Perspectives sur les pyramides de sables de Rozhen

La commune a été édifiée dans la plus large des vallées creusées par l’érosion, celle du Strouma.

Melnik et sa vallée vu des hauteurs

Le villlage regroupe une centaine de bâtisses classées au patrimoine bulgare, toutes de même allure, avec leurs toits de tuile, leurs armatures et fenêtres en bois et leurs façades pierreuses dans les niveaux inférieurs et blanchies dans des étages élargis.

Les maisons vues des ruines du château

Vue l’étroitesse de la vallée, Melnik ne compte qu’une seule rue, qui remonte la rive asséchée du Strouma vers la Maison Kordopoulov, possession d’un célèbre marchand de vin de la Renaissance.

Dans la grand-rue de Melnik

A l’entrée du village, mon hôtel…

…avec vue sur le lit du Strouma…

…et la rive gauche, dominée par des falaises de sable

D’autres façades de la ville basse

La ville haute, aux demeures de plus en plus élégantes…

…culmine en la Maison Kordopoulov, transformée en musée du vin

Peu avant la dernière bâtisse du village…

…on peut grimper la paroi, vers les ruines de l’église Saint-Nicolas

Au réveil, je file vers l’est et le dédale formé par les pyramides de sables.

Les pyramides de Rozhen

Une sente étouffante s’infiltre dans la vallée…

…puis prend de la hauteur…

…et m’amène vers la plus célèbre pyramide de Rozhen…

…que j’arpente dans sa longueur…

…avant de poursuivre ma route…

…via des aménagements à la limite de l’écroulement

Dans la vallée suivante, nouveau moment de grâce: je visite le monastère orthodoxe de Rozhen, version miniature et coquette de ceux du monts Athos.

Le monastère de Rozhen

Vue d’ensemble

Son unique entrée

La cour intérieure, encerclant comme de coutume…

…un katholikon aux murs intégralement peints

A quelques arpents du monastère se terre le village homonyme, qui vaut aussi le détour.

Je me régale dans sa plus jolie taverne.

La superbe auberge de Rozhen

A la sortie de Rozhen, les choses sérieuses commencent; mes prochains objectifs, les cimes du Pirin, me narguent de plus de 2000 mètres.