Road-trek dans la région lyonnaise (avril 2017) – 1/3 – le massif du Pilat

Gardant un bon souvenir des road-treks bretons entrepris en ma compagnie (voir ici), mon ami Sacha est partant pour en réaliser un nouveau, cette fois dans la région lyonnaise. Depuis Vienne, ville de la banlieue lyonnaise où il vient d’emménager, il me récupère à l’aéroport de Lyon et m’emmène dans un road-trek en deux parties, chacune de deux journées, avec une nuit de repos intermédiaire dans son appartement viennois.

Plan d’ensemble d’un road-trek en deux parties de deux jours

La seconde partie de ce road-trek consistera en une boucle à travers une douzaine de sites du Beaujolais et du Mâconnais, comptant quatre marches significatives et une nuit de bivouac aux Roches Blanches, montagne surplombant le village de Dième. La première partie, racontée dans ce récit, se résume à deux circuits dans le massif du Pilat, chacun d’une quinzaine de kilomètres.

Les deux randonnées dans le massif du Pilat (lien openrunner 1 et 2)

Le transit de la banlieue de Lyon au massif de Pilat me permet de constater comme, à quelques kilomètres de distance, deux mondes totalement différents se font face, l’un à l’autre étrangers voire hostiles. D’un côté, les banlieues des grandes villes, ces tas de béton sans âme, ces immenses étendues où pullulent des masses humaines déracinées. De l’autre, la campagne, plus ou moins vallonnée, plus ou moins préservée mais conservant toujours quelques pans harmonieux de nature, quelques traces de notre histoire, quelques témoignages de temps moins désenchantés.

Le premier de nos deux circuits relie le Crêt de Montivert, le plus septentrional des « 900 » du massif du Pilat, au village de Sainte-Croix-en-Jarez, niché au creux d’une vallée. Ce village est axé autour d’un édifice exceptionnel, la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez, un monastère fortifié fondé au XIIIème siècle. Vendu à des familles en 1794 après que les révolutionnaires se le soient accaparés, ses murs abritent à présent plusieurs logements individuels, une mairie et même une école.

Vers la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez

La vallée de Sainte-Croix-en-Jarez vue depuis les pentes du Crêt de Montivert

La descente menant au village

L’arrivée au monastère

Le cimetière bordant le monastère

Avant de pénétrer dans le monastère, nous faisons le tour de son enceinte fortifiée. Je n’avais pas vu si bel édifice depuis mon voyage au mont Athos (voir ici).

Les façades du monastère

L’entrée principale, dans la façade sud-est

La façade sud-est, délimitée par deux tours

Vue globale sur la façade nord-est

L’entrée secondaire

L’arête ouest de l’enceinte

La façade sud-ouest, d’où surgissent les anciennes cellules des pères chartreux

A l’intérieur du monastère, deux cours séparées par l’ancienne église et reliées par un corridor liturgique. La première contenait les cellules des moines et les moyens de production d’une communauté qui vivait en autarcie. Dans la seconde logeaient les pères chartreux et les novices.

A l’intérieur de la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez

La première cour, dite des obédiences

Le corridor liturgique reliant les deux cours

L’école installée dans la seconde cour

L’ancienne église

Un arbre planté au milieu de la seconde cour

Après une longue visite, nous grimpons la colline de Champalier et dressons dans le bois de la Boulée notre bivouac. Comme d’habitude quand je marche avec Sacha, la journée se conclut par des grillades au feu de bois. Le lendemain matin, il ne nous reste que quelques kilomètres à avaler pour conclure notre boucle.

Dans la foulée, nous partons en direction du crêt de la Perdrix, sommet du massif du Pilat, culminant à plus de 1400 mètres de haut. Nous nous garons en contrebas du crêt de l’Œillon, un pic secondaire, que nous atteignons au terme d’un petit raidillon. Y démarre un chemin de crête bosselé qui nous conduit, de sommet en sommet, vers le crêt de la Perdrix, au travers de forêts de pins décharnées. Sans être renversant, l’endroit est sympathique, tout comme les kilomètres qui suivent, en direction du hameau de Chaumienne.

Autour du crêt de la Perdrix

Au sommet du crêt de l’Oeillon

Le chemin de crête menant au crêt de la Perdrix, visible au fond

Le lieu-dit de Chaumienne

Le meilleur est à venir : plutôt que de repartir directement vers la voiture, nous opérons un premier détour par la chapelle de Saint-Sabin. Elle est juchée sur un mont d’où l’on peut contempler toute la vallée du Rhône et même, quand le temps le permet, les premiers massifs alpins, que nous distinguons vaguement à l’horizon.

Le belvédère de Saint-Sabin

La chapelle construite en bord de falaise

Vue sur la vallée du Rhône, vers le nord-est..

…vers l’est…

et vers le sud-est

Un second détour par le Pic du Midi nous permet de cheminer le long de la crête des Trois Dents, une suite de pitons rocheux particulièrement photogéniques.

Les Trois Dents

Vue, de gauche à droite, sur les crêts du Graland, du Botte et de L’Oeillon, tous trois souillés par des constructions modernes

Sacha sur le chemin de crête des Trois Dents

Vue rétrospective sur les Trois Dents

Nouvelle vue depuis un passage hors-sentier inattendu

Les Trois Dents toisant la vallée du Rhône

C’en est fini de notre brève escapade dans le massif du Pilat. Nous filons vers Vienne et l’appartement de Sacha, où nous attend une nuit confortable avant d’aller chauffer nos semelles dans le Beaujolais.

Leave a Reply