Visite de Paris (octobre 2016)

Les circonstances de mon voyage en Suisse m’astreignent à faire escale pour plusieurs heures à Paris, à l’aller comme au retour. J’en profite pour opérer, en deux fois, le tour du centre-ville ; une marche intensive d’au moins 6 heures, au cours de laquelle vont défiler sous mes yeux, telle une avalanche, les monuments les plus prestigieux de la capitale. J’avais déjà pu admirer la plupart d’entre eux dans l’enfance. J’ai pu cette fois, en plus de rafraîchir ma mémoire, les situer les uns par rapport aux autres et apprécier leur disposition générale.

A l’aller, je joins en deux bonnes heures la station de métro Denfert Rochereau à la gare de Lyon. L’apogée de la randonnée est sans nul doute la balade dans l’admirable jardin du Luxembourg. En comparaison, le jardin des Plantes traversé un peu plus tard fait pâle figure. Sur ma route, je croise, outre le palais du Luxembourg, moult monuments : le Panthéon, l’ancienne abbaye royale du Val-de-Grâce, l’église Saint-Etienne-du-Mont, l’hôtel de Cluny et ses réminiscences moyenâgeuses, l’imposant complexe formé par la Sorbonne et le Collège de France, les ruines des arènes de Lutèce, etc. J’apprécie tous les sites qui s’offrent à ma rétine, si ce n’est l’ensemble banal formé par les ruelles du pourtant fameux Quartier latin.

De la place Denfert-Rochereau à la gare de Lyon

L’abbaye royale du Val-de-Grâce

Le palais et le jardin du Luxembourg

Vue vers le Panthéon depuis le jardin du Luxembourg

Le Panthéon

L’église Saint-Etienne-du-Mont

L’hôtel de Cluny

Le jardin des Plantes

La gare de Lyon

Au retour de Suisse, ma marche entre la gare de Lyon et la station de métro Denfert-Rochereau emprunte une trajectoire moins directe et plus ambitieuse qu’à l’aller, consistant à rallier tous les plus célèbres sites parsemant la Rive droite, de l’opéra Bastille jusqu’à l’Arc de Triomphe, avant de repiquer vers Denfert-Rochereau par la tour Eiffel, les Invalides et le boulevard Montparnasse. Ayant complètement sous-évalué la longueur du trajet, qu’augmente encore la circulation chaotique dans les artères du centre-ville, je l’effectue au pas de course ; malgré tout, je me vois contraint de le raccourcir, les 4 bonnes heures dont je dispose ne suffisant pas à le réaliser dans son entier.

Le début de ce véritable sprint n’est pas des plus agréables, en ce qu’il m’inflige trois des plus laids monuments de la ville : l’étrange forum des halles, le grotesque Centre Pompidou et en introduction du tryptique, l’immonde et déjà croulant opéra Bastille. Je transite entre ces ratés de l’architecture contemporaine par les rues du Marais, qui m’auraient autant ennuyé que celles du Quartier latin si je n’y avais pas découvert un inattendu folklore israëlite : se succèdent synagogues, librairies judaïques, boucheries casher et boulangeries aux pâtisseries listées en hébreu, dans des rues qu’arpentent en kippa quelques Juifs orthodoxes à la barbe fournie. Ce n’est qu’en repiquant depuis les Halles vers l’île Saint-Louis que je renoue avec l’élégance monumentale du Paris historique ; en point d’orgue, ce splendide édifice gothique qu’est la tour Saint-Jacques.

Vers l’île Saint-Louis

L’atroce centre Pompidou…

…répand ses aberrations pseudo-artistiques jusqu’à l’église Saint-Merri

Un angle du Forum des Halles

En face, le retour au sérieux avec la fontaine des Innocents

La tour Saint-Jacques

L’hôtel de ville

Les jolies berges de l’île Saint-Louis et de l’île de la Cité

Mon initiation architecturale culmine sans surprise avec la visite de la cathédrale Notre-Dame. Malgré mon empressement, je prends le temps de l’admirer sous toutes ses coutures.

La cathédrale Notre-Dame

La façade ouest

Le portail central de cette façade, dit du Jugement Dernier

Lui faisant face, la statue de Charlemagne

La façade sud…

…dominée par sa flèche

…et centrée autour du portail Saint-Étienne

Le chevet de la cathédrale vu depuis la fontaine de la Vierge

Sur le court trajet menant de la cathédrale au palais du Louvre m’attendent d’autres spectacles visuels plus ou moins appréciables.

De Notre-Dame au Louvre

La façade médiévale du Palais de Justice

Le beffroi de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois

L’entrée est du Palais-Royal…

…dans sa cour, les colonnes de Buren, qui n’ont d’intérêt que pour les adeptes d’ésotérisme franc-maçon

L’arrivée au palais du Louvre me permet d’oublier les ridicules colonnes de Buren. Le monument mérite, tout autant que Notre-Dame, que je freine mon rythme de marche, le temps d’une balade au hasard.

Le Louvre et ses environs

L’aile Richelieu

Devant l’aile, la Pyramide

L’angle de l’aile Richelieu

L’arc de triomphe du Carrousel

Le jardin des Tuileries

Sur la place attenante des Pyramides, le monument à Jeanne d’Arc

De l’autre côté de la Seine, le musée d’Orsay

Au-delà du Louvre, je poursuis ma route le long de la rue Saint-Honoré, transitant de boutiques luxueuses en bâtiments institutionnels au milieu d’une marée de touristes à dominante chinoise.

Le Paris branché

La place Vendôme ; s’y tassent les marques les plus prestigieuses…

Entre autres, le magasin Louis Vuitton…

…devant lequel des Chinois friqués font la queue

L’église de la Madeleine, dont la superbe façade néoclassique sert la réclame des marques de fringue

La rue du faubourg Saint-Honoré, où alternent enseignes de luxe et ambassades

Presque à son terme, l’entrée du palais de l’Elysée

L’avenue des Champs-Elysées même nom menant à l’Arc de Triomphe

En retard sur mes prévisions, je repique sans délai vers l’hôtel des Invalides. Sur ma route, quelques monuments remarquables supplémentaires, tels le Petit et le Grand Palais ou le pont Alexandre III.

Vers les Invalides

Le Grand Palais

Le Petit Palais

Le pont Alexandre III

Un des pylônes du pont, surmonté par la statue La Renommée des Sciences

Au pied d’un autre pylône, la statue La France sous Louis XIV

Vue d’ensemble de l’hôtel des Invalides

Le dôme des Invalides

Gavé de monuments couvrant un millénaire d’histoire, je dépasse le Champ-de-Mars où des badauds admirent la tour Eiffel et plonge dans le boulevard Montparnasse. La silhouette lugubre de la tour homonyme annonce la fin des festivités : il va maintenant falloir affronter les effluves puantes du métro et du RER avant d’embarquer dans un train bondé, direction Rennes.

Le retour au réel

Le Champ-de-Mars s’étendant jusqu’à la tour Eiffel

Une dernière église, dite Saint-Francois-Xavier

La déprimante tour Montparnasse

Me voilà bien loin des montagnes suisses où je dormais encore l’avant-veille ! Je regrette déjà des cimes alpestres que je n’arpenterai de nouveau qu’un an plus tard, cette fois dans leur partie autrichienne.

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