Périple castillan dans la Sierra de Guadarrama (avril 2018) – 1/4 – visites de Madrid et Ségovie

En introduction et en conclusion du trek, j’effectue à la va-vite deux randonnées urbaines aux saveurs contrastées, à Madrid puis à Ségovie.

Comme c’est souvent le cas avec les mégalopoles européennes, la balade dans le centre-ville de Madrid a peiné à me transporter, même si j’ai préféré ce dernier à celui de Barcelone.

Le circuit madrilène (lien openrunner)

Le seul moment transcendant est la découverte de la Plaza Mayor, place piétonne rectangulaire  dans laquelle on pénètre par neuf porte d’accès, ceinte qu’elle est de bâtiments à arcades aussi raffinés qu’homogènes.

La Plaza Mayor

La porte nord-est, reliant la place à la Calle Mayor

Une des portes orientales

L’angle sud-est de la place

La façade sud avec ses deux tours angulaires

De l’autre côté, la façade nord, disposant elle aussi de deux tours angulaire

En son centre, derrière la statue de Philippe III, la Maison de la Boulangerie, couverte de fresques

Détail des fresques

Aux abords de la place, des bâtiments à l’allure similaire, ici le palais de Santa Cruz…

…là la Casa de Cisneros

Pour le reste, j’ai superficiellement navigué entre des sites que mettait en valeur la lumière tamisée du soleil couchant.

Quelques monuments madrilènes

La cathédrale de l’Almudena, pas si repoussante pour un bâtiment construit au siècle dernier

Face à elle, le palais royal

Façade centrale du palais royal

Le clocher de la Puerta del Sol, autre place madrilène célèbre

L’église baroque dite du Sacrement

Les halles de San Miguel

La place de Cybèle ou le Real Madrid fête ses titres, avec son palais des Communications, en réfection

La Casa Jose Cubiles, près du palais royal

Un immeuble de la Calle Mayor

Autrement plus inspirante a été la balade dans Ségovie, d’autant plus que j’ai eu droit à une visite guidée par Diane et John, deux charmants baroudeurs rencontrés à San Ildefonso, au terme de mon trek, alors que nous attendions ensemble le bus pour Ségovie. Non contents de m’apporter leurs bons conseils, ils m’ont permis de prendre une douche salvatrice dans leurs appartements. Qu’ils en soient remerciés !

Suivant les recommandations de John, je me suis extirpé de la ville pour en apprécier l’ensemble depuis les collines environnantes. Ainsi ai-je pu prendre la pleine mesure d’une cité médiévale édifiée sur un promontoire naturel, ceinte de murailles presque intactes et prolongée, sur un éperon rocheux s’étirant vers l’ouest, par un château-fort tout droit sorti d’un conte de fée : l’Alcazar.

L’Alcazar

Le château vu du sud…

…de l’ouest…

…des berges de la rivière Eresma le délimitant au nord

…et de celles de la rivière Clamores l’enserrant au sud

La forme de sa base est semblable à la proue d’un navire

Le corps principal ; à droite, la tour de Jean II

Bien que son château la magnifie, Ségovie n’en a pas besoin pour séduire les curieux, sa vieille-ville y suffisant amplement, dominée qu’elle est par une majestueuse cathédrale gothique.

La cathédrale de Ségovie

La cathédrale vue de l’ouest

Son clocher haut de presque 100 mètres domine la vieille-ville et les murailles

La façade principale

Une chapelle secondaire prolongeant au sud-est la cathédrale

Détail de l’ornement extérieur

Outre le château et la cathédrale, Ségovie compte nombre de chapelles, places, pans de murailles et ruelles dignes d’intérêt.

Dans la vieille-ville de Ségovie

La tour centrale de Lozoya et la statue du héros local Juan Bravo

La grand-place et son hôtel de ville

Sur ladite place, mes bienfaiteurs Diane et John posent devant leur logement, qui jouxtel’église de San Miguel

Une autre église, dédiée à San Martin

Une troisième particulièrement élégante, la Parroquia de San Millan

La muraille occidentale

Elle est parfois couronnée de bâtisses…

…qui font penser à celles des monastères athonites

La porte la plus impressionnante, dite de San Andres

Une porte secondaire

Le clou du spectacle est sans conteste la découverte, en plein cœur de la ville, du plus célèbre vestige romain de toute la péninsule ibérique : un aqueduc bimillénaire en parfait état, haut de presque 30 mètres et long de 800 mètres. Les 20 000 blocs de granite qui le composent tiennent en équilibre sans aucun mortier !

L’aqueduc de Ségovie

Il déroule ses arches depuis le sud-est du centre historique

Au niveau de la Plaza de l’Azoguejo…

…il atteint sa dimension maximale

Quelques mètres plus loin, il se fond dans l’enceinte de la vieille-ville

Je pose sous l’aqueduc avec John, l’un de mes bienfaiteurs

Les pourtours de la cité sont parsemés d’édifices religieux, parmi lesquels le couvent de San Juan de la Cruz.

Avoir parcouru la ville en tout sens après une longue matinée à barouder dans la montagne a achevé de creuser mon appétit. Le dernier bus pour Madrid ne prend la route qu’à la nuit tombée ; il me reste une bonne heure pour dîner avec avec John et Diane. Ils m’ont donné rendez-vous dans un bar à tapas bondé. C’est la première fois que j’expérimente ce type de restauration en quatre expéditions sur le territoire espagnol ; je regrette de ne pas m’y être essayé plus tôt !

C’est trop précocement qu’il me faut disposer d’un duo que je n’ai pas réussi à dissuader de m’offrir le repas. Me voilà parti pour l’habituelle demi-nuit blanche en aéroport précédant un déprimant retour au quotidien breton. Je regrette déjà un périple dans la montagne de Guadarrama dont les trois prochains récits tenteront de retranscrire la saveur.