Au sommet des Bauges (octobre 2018) – 2/3 – du haut des cimes

Le deuxième jour,nous allons marcher de l’aube au crépuscule, avec une courte pause déjeuner et, en point d’orgue, l’ecalade de la pointe d’Arcalod, qui forme du haut de ses 2217 mètres le sommet des Bauges.

En rouge, le deuxième jour de marche

Au préalable, nous devons apprivoiser avec un twix dans le ventre un pic presque aussi élevé, la pointe de Chaurionde.

La pointe de Chaurionde

Notre trio s’élance sur l’arête

A notre gauche, la silhouette géométrique du mont Pecloz…

…et à notre droite, celle, plus éclatée, de la pointe de la Sambuy

Ivonig et Sacha au coeur de la montée…

…et à l’approche du sommet…

…où nous posons crânement

Du sommet, vue sud-ouest vers le mont de la Coche…

…vue nord-est vers la pointe voisine de la Sambuy

…vue nord vers le lac d’Annecy…

…et vue ouest vers la pointe d’Arcalod, notre objectif…

Une bref contemplation et nous descendons au col d’Orgeval, où nous bifurquerons plus tard vers le nord. Pour l’instant, nous y laissons deux des trois sacs, limitons le contenu du troisième à de l’eau et opérons, ainsi délestés, un aller-retour sportif vers la pointe d’Arcalod, dont les premières pentes sont des plus abordables.

Vers la pointe d’Arcalod

Au-delà du col d’Orgeval…

…la pointe d’Arcalod nous fait face

En contrebas, le refuge gardé d’Orgeval

Le départ en faux-plat

Durant l’ascension, vue en arrière vers la vallée d’Annecy…

…le col d’Orgeval…

…et la pointe de Chaurionde…

…derrière laquelle surgit bientôt le Mont Blanc

L’effort s’intensifie progressivement, jusqu’à s’apparenter à de l’escalade, sur une paroi rocheuse parfois verticale. Dans deux passages vertigineux, mon frère flirte avec ses limites, mais notre enthousiasme lui donne des forces et il parvient à nos côtés au sommet.

L’escalade finale

Ivonig posant pour moi entre deux frayeurs

Ivonig et Sacha luttent misérablement dans des murs…

…où le super-champion Goulven fait preuve d’une aisance déconcertante

Un dernier effort…

…et nous voilà au sommet!

Notre performance est récompensée par une poignée de bonbons, une barre chocolatée et une vue époustouflante sur les Alpes.

Panorama du sommet des Bauges

A l’ouest, le mont Trelod, autour duquel nous gravitons…

…au sud-ouest, le village d’Ecole, notre point de départ de la veille…

…à l’est, le sentier qui nous a mené au sommet…

…au nord-est, le Mont Blanc…

…enfin plein nord, le vallon boisé de Saint-Ruph, où nous devons maintenant nous rendre

De retour au col d’Orgeval après une désescalade assez périlleuse, nous repiquons vers le chalet de Bonverdan, à la table duquel nous pouvons nous repaître, puis montons au col du Pas de l’Ours par des forêts dont les teintes automnales sont presque aussi fascinantes que celles de la veille.

Vers le Pas de l’Ours

Le retour au col d’Orgeval

Devant nous, la canopée orangée du vallon de Saint-Ruph

Nous le longeons par les hauteurs…

…parfois en bord de falaise…

…traversons des bois aux dégradés enchanteurs…

…nous démenons dans le raidillon du Pas de l’Ours…

…jusqu’à un col duquel nous voyons, à l’est, le chalet de l’Aulp…

…et au nord-ouest, le pic de la Lanche Close, derrière lequel se terre le refuge du Charbon, notre objectif

Une vallée de 600 mètres de profondeur et dix bons kilomètres de sentier nous séparent du refuge du Charbon, où nous devons dormir ce soir. Gros effort en perspective! Nous avons déjà beaucoup marché, et en cette fin d’octobre, la nuit tombe vite; j’en viens à douter que nous puissions arriver à bon port avant la nuit et propose à mes camarades de nous rabattre sur un refuge non gardé intermédiaire, celui de la Fontaine du Fayard. Nous le dépassons une heure et demie plus tard, mais ils ont encore de l’énergie et préfèrent forcer l’allure jusqu’au chalet du Charbon, que nous rallions au crépuscule.

Un final sportif

Une descente interminable…

…une halte rafraîchissante à la fontaine du Fayard…

…et une montée au courage…

…nous permettent d’atteindre le refuge du Charbon avant la nuit!

A peine installés, nous recevons la visite d’un couple d’Annéciens, qui auront l’amabilité de rendre notre dîner moins spartiate. A peine rassasiés, nous quittons la tablée pour une nuit de repos bienvenue avant un troisième jour qui s’annonce plus corsé encore.