Autour de l’arête du Vercors (juin 2020) – 1/2 – la paroi orientale

[deuxième des 25 treks formant le Tour des montagnes d’Europe]

L’usage veut qu’on découvre le plateau du Vercors en le traversant, au fil du GR91. Ayant à revenir à notre voiture, nous préférons un itinéraire en boucle, transitant au retour par le cœur du plateau, et à l’aller par le flanc est de son immense crête orientale. Choix judicieux grâce auquel nous aurons pu admirer dans toute son étendue ladite crête, en fait une barre rocheuse de presque 50 kilomètres qui sépare le plateau de la plaine du Vercors et culmine au Grand Veymont, notre objectif de l’aller.

En rouge, notre parcours le long de l’arête (lien openrunner)

Nous attaquons l’arête par les rochers des Deux Soeurs. Dans la foulée, au niveau de l’ensemble des Moucherolles, la barre rocheuse opère un ample crochet vers l’ouest, puis file plein sud jusqu’au Grand Veymont.

Une arrivée en douceur

Depuis la plaine du Vercors…

…un chemin en lacets…

…nous conduit au pied des rochers des Deux Soeurs…

…qu’il contourne patiemment…

…pour nous offrir un vaste panorama…

…sur vint kilomètres de crête !

Suivent dix kilomètres mémorables : de plus en plus de soleil, un sentier en balcon bien aménagé, presque aucun dénivelé et une succession de vues grandioses !

Perspectives diverses sur l’arête du Vercors

L’enchantement perdure jusqu’à l’abri de la Peyrouse, cabane minimaliste mais bien tenue, sorte d’étalon standard à partir duquel je jugerai la qualité des prochains refuges.

L’abri de la Peyrouse

Malgré des prévisions alarmantes, le ciel ne semble pas décider à exploser ; il nous laisse le loisir d’un aller-retour aérien vers le pas de Serre-Brion. Nous échouons cependant à y glaner une première vue sur le plateau du Vercors, la faute à un mur final pas aménagé et trop vertical pour de simples randonneurs.

Le pas de Serre-Brion

Les premiers lacets

Les derniers, s’infiltrant dans les interstices de la paroi

Le mur final qui nous fait reculer

Le Grand Veymont est encore distant d’une dizaine de kilomètres. Nous nous en approchons au petit matin, sur un sentier à flanc de crête plus casse-patte que celui de la veille, puis nous hissons sur l’arête par une des voies d’accès au sommet, le pas de la Ville.

Vers le pas de la Ville

Le chemin en balcon…

…traverse un grand pierrier…

…et quelques névés

Alors qu’apparaît la silhouette du Grand Veymont…

…le pas de la Ville…

…nous mène sur la ligne de crête

Il ne nous reste qu’à suivre une arête cabossée qui s’élève, de bosse en bosse, vers la plus saillante d’entre elles, le Grand Veymont, dominant tout le Vercors de ses 2341 mètres.

L’ascension du Grand Veymont

Une grimpe très rocailleuse

Du sommet, vue sur une barre rocheuse qui file au nord vers la Grande Moucherolle…

…s’effondre à l’ouest en un plateau boisé…

…poursuit en s’affaissant sa route au sud…

…et voit au sud-est, se détacher de la paroi

…l’imposant mont Aiguille

Une éclaircie ultime nous permet de savourer le spectacle. L’orage s’annonce cependant ; c’est sous ses premières foudres que nous découvrirons le plateau proprement dit.