Balades dans l’ouest islandais (juillet 2020) – 1/2 – autour de Reykjavik

[dixième des 25 treks formant le Tour des montagnes d’Europe]

Le trek de la Laugavegur ayant à peine occupé cinq journées de la grosse semaine passée en Islande, j’ai pu effectuer quelques marches plus secondaires dans la région de Reykjavik, dont deux dans la ville et ses environs.

La petite capitale de Reykjavik, intégralement composée de bâtisses modernes, n’a rien d’exaltant, et je garde un piètre souvenir de mes deux balades dans ses rues. Elle n’a pas de profondeur historique ; à aucun endroit, on ne peut se faire une idée de la vie qu’y ont vécu les Islandais d’autrefois, depuis le temps des pionniers venus de Scandinavie.

J’en garde un souvenir d’autant plus négatif que j’y ai vu la démonstration des effets délétères des contraintes sanitaires : arrivé dans une ville vivant librement, j’ai constaté avec tristesse sa métamorphose à mon retour de la Laugavegur, des mesures similaires à celles sévissant sur le continent venant d’y être imposées, mesures si strictes que je n’ai pu retourner au camping où j’avais passé ma première nuit sur l’île, la moitié de l’espace alloué aux campeurs ayant été stupidement condamné.

Balades à Reykjavik

Vue d’ensemble de Reykjavik des pentes de l’Esja

Son principal cours d’eau, l’Elliðaár

Le jardin botanique

Quelques rares bâtisses centenaires

D’autres maisons du centre-ville

Höfði, une maison du début du XXème siècle où se sont rencontrés Reagan et Gorbatchev en 86

Le camping municipal de Reykjavik, presque vide, ce qui n’empêchera pas ses tenanciers de m’en expulser pour raisons sanitaires une semaine plus tard

Le premier après-midi, en attendant le résultat de mon test covid, je m’en vais gravir l’Esja, point culminant de la baie du Kollafjörður, au nord de Reykjavik.

En rouge, ma balade autour de l’Esja (lien openrunner)

L’attrait principal du massif est sa puissante paroi donnant sur Reykjavik; le sommet proprement dit s’en dégage à peine.

La barre rocheuse de l’Esja

J’ai abordé la paroi par sa partie occidentale…

…qui surgit directement des mers…

…et l’ai franchi grâce à un sentier taillé dans la roche

La paroi s’étend sur une petite dizaine de kilomètres…

Passés ses contreforts centraux…

…elle s’abaisse en un col par lequel j’en suis redescendu hors-sentier…

…avant de reprendre de la hauteur en s’étirant vers l’est

Au sommet, j’ai affaire à un immense plateau de rocaille spongieuse qui m’offre une première idée de la désolation des étendues islandaises.

Et pourtant, Reykjavik est toute proche.

Le plateau s’étend loin vers l’est et le sommet de l’Esja. Au nord, il s’effondre plus rapidement, formant la vallée du Blikdalsá.

Dévoilement progressif de la vallée du Blikdalsá

Quelques kilomètres dans ce no man’s land et je m’en retourne à la civilisation par le col repéré à l’aller.

Le dévaler hors-sentier n’est pas chose aisée ; je mets quelques temps à trouver la voie adéquate.

Une demi-heure de dégringolade et je finis la boucle sur un terrain plus plat qui me laisse le loisir de contempler Reykjavik et sa baie.

Pendant la marche, un message m’a signifié le résultat négatif du test covid. Demain dès l’aube, je pourrai embarquer pour la Laugavegur, les jambes bien entraînées.